On ne saurait surestimer la portée révolutionnaire de ce genre de dispositifs (wikis, blogs et autres réseaux sociaux en ligne). Ils semblent bien partis en effet pour défier l’une après l’autre toutes les institutions qui depuis la nuit des temps interposent une « médiation » jalouse entre le peuple et le savoir et plus encore : entre le peuple et le pouvoir. Car qui dit « institutions » dit du même coup corporations, castes et autres oligarchies qui détiennent, de droit ou de fait, le monopole de la médiation.